Gestion Communautaire et Participative de Valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux

Gestion communautaire et participative de valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) est  une pratique organisationnelle qui consiste à gérer de façon communautaire des unités de valorisation de PFNL. Ces produits sont diversifiés et comprennent entre autre le beure de karité, le soumbala, la gomme arabique, etc.

L’amélioration des capacités techniques des producteurs et de leurs organisations à travers : une meilleure connaissance des arbres ; une meilleure connaissance des qualités des produits ; l’amélioration des connaissances des techniques de collecte et de transformation ; et une meilleure connaissance des textes législatifs sur le foncier et la décentralisation.

L’éducation environnementale

L’éducation Ă  l’environnement est un courant pĂ©dagogique, c’est une Ă©ducation civique qui a pour but « d’amener les individus et les collectivitĂ©s Ă  saisir la complexitĂ© de l’environnement tant naturel que crĂ©Ă© par l’homme, complexitĂ© due par l’interactivitĂ© de ses aspects biologiques, physiques, sociaux, Ă©conomiques et culturels ».

Ce modèle d’Ă©ducation Ă  l’environnement vise aussi « Ă  acquĂ©rir les connaissances, les valeurs, les comportements et les compĂ©tences pratiques nĂ©cessaires pour participer de façon responsable et efficace Ă  la prĂ©vention, Ă  la solution des problèmes de l’environnement, et Ă  la gestion de la qualitĂ© de l’environnement ».

La mĂ©thodologie d’enseignement est un aspect essentiel de l’Ă©ducation transmise. Pour l’Ă©ducation Ă  l’environnement et le dĂ©veloppement durable, les mĂ©thodologies Lire la suite

La création de banques de céréale

La création de banques de céréales répond à un problème perçu dans tout le Sahel. Dû à la saisonnalité des pluies, la période de production de céréales est concentrée sur quelques mois. Pendant cette période, la forte disponibilité de céréales sur les marchés fait chuter les prix, qui normalement remontent au fur et à mesure que l’on s’approche de la saison pluvieuse pour atteindre leur pic avant la récolte suivante. La baisse des prix obligerait les paysans à vendre une grande partie de leur production au moment de la récolte pour faire face à leurs besoins de trésorerie. Les paysans se verraient alors forcés à racheter des céréales auprès des commerçants à des prix beaucoup plus élevés pour assurer leurs besoins alimentaires en période de soudure. L’objectif avoué des banques céréalières situées dans les zones déficitaires ou à équilibre alimentaire précaire est donc généralement celui de garantir, à travers le stockage collectif, l’accessibilité des céréales aux populations rurales pendant la période de soudure.

C’est la communauté elle-même qui doit décider d’établir une banque de céréales: nulle agence extérieure ne devrait jamais prendre la décision pour elle. La communauté doit être propriétaire de la banque et la contrôler. Le comité qui gère la banque de céréales doit être démocratiquement élu. Il se peut qu’on ait besoin d’experts venant de l’extérieur pour donner leur avis sur l’achat des céréales, leur conservation, leur marketing, ou la façon de gérer leur stockage.

Les banques de céréales communautaires ne doivent pas être considérées comme une institution pour soulager la famine car ceci créerait un sentiment de dépendance; on devrait plutôt les considérer comme une solution pratique mise en place par la communauté pour améliorer la sécurité alimentaire.

La mise en place d’impluvium

La pratique de collecte et de stockage des eaux de pluies ou impluvium consiste Ă  mettre en place un système de captage et de stockage des eaux de pluies. Deux types d’impluvium sont utilisĂ©s dans la zone d’étude : l’impluvium Ă  moellon latĂ©ritique et nt la disponibilitĂ© et l’l’impluvium en ferrociment.

Elle contribue à la gestion de l’aléa pluviométrique en améliorant la disponibilité et l’accès à l’eau potable. L’eau collectée doit être gérée de manière précautionneuse en période de soudure.

Sa réalisation nécessite des compétences techniques pour l’installation, des connaissances sur les origines de l’eau et d’importantes ressources financières.

L’efficacité du système peut être améliorée en diversifiant les points de collecte de l’eau. La qualité de l’eau collectée peut être améliorée en installant un mécanisme de filtrage de l’eau avant l’entrée dans la citerne.

L’utilisation de foyers améliorés

L’objectif principal de l’utilisation des foyers améliorés est de réduire la quantité de bois ou de charbon utilisé dans la cuisson des aliments pour contribuer à réduire la demande en bois et en charbon permettant la conservation des forêts qui séquestrent le carbone, protègent les terres et conservent la biodiversité. Les types de foyers améliorés varient suivant les paramètres ci-après :

  • le matĂ©riau utilisĂ© dans la fabrication du foyer (mĂ©tallique, banco, cĂ©ramique, ciment, etc.); la mobilitĂ© (fixe ou dĂ©plaçable),
  • les dimensions (foyers d’utilisation individuelle, foyers dolo pour de grandes marmites, etc.), le combustible utilisĂ© (bois, charbon, gaz).

Parmi les foyers améliorés, le type Trois Pierres Amélioré (3PA) a probablement été le plus vulgarisé du fait de sa construction facile et des matériaux qui sont utilisés. Le foyer amélioré 3PA est entièrement construit en banco (paille, bouse de vache, paille) et est composé de trois parties : le corps du foyer, la dalle, les trois pierres, la chambre de combustion et la porte qui permet l’introduction du bois.

Les cultures fourragères

La culture fourragère regroupe toutes les cultures qui ont pour but de fournir du fourrage au bétail et dont les récoltes sont distribuées fraîches, après fanage ou ensilage. Il existe un nombre très varié d’espèces de cultures fourragères au Burkina Faso. Quelques cultures fourragères peuvent avoir un double objectif, fourrager et production vivrière comme le niébé, le sorgho, le maïs fourrager. Chaque espèce exige des conditions climatiques, édaphiques et techniques précises pour bien extérioriser ses potentialités. Ainsi le choix des espèces devra porter sur des espèces ayant fait leurs preuves en matière de bonne productivité, facilité de mise en place, d’utilisation et d’entretien.

La construction de boulis

Le mot bouli signifie point d’eau ou Ă©tang amĂ©nagĂ©. Une des caractĂ©ristiques du Sahel est que les pluies tombent toujours soudainement et de façon très violentes. L’eau ne s’infiltre pas, elle s’Ă©coule directement Ă  la surface du sol et disparait. Une solution pour remĂ©dier au problème de l’eau et de collecter et stocker ces eaux de pluie avant qu’elle ne se perde dans de grand trous oĂą elle est piĂ©gĂ©e, c’est le système du bouli. Le bouli permet de recrĂ©er un Ă©cosystème favorable Ă  la vie de la faune et de la flore locale. C’est un moyen de lutte contre la dĂ©sertification. Il contribue Ă  remplir la nappe phrĂ©atique en voie d’assèchement. Il permet la culture maraichère Ă  son pĂ©rimètre, mĂŞme durant la pĂ©riode sèche, ce qui reprĂ©sente une nouvelle activitĂ© (lucrative) pour la population.

La transhumance

La mobilité du bétail est le fait du déplacement d’un troupeau d’un point à un autre, à la recherche de ressources pastorales (eau, pâturages, cures salées). La transhumance par contre est une pratique de déplacement organisée de nature saisonnière ou cyclique des troupeaux à la recherche d’eau, de pâturages et/ou de cures salées.

La mobilité du bétail est une pratique qui a lieu tout au long de l’année mais dont l’intensité est variable en fonction des saisons. Elle est surtout plus intense en fin de saison des pluies en raison de la variabilité de l’installation des pluies qui crée une certaine variation de la disponibilité du fourrage sur les parcours et en début disponibilité de résidus de récoltes. La transhumance est par contre de plus en plus une pratique organisée. Les troupeaux sont de plus en plus astreints à suivre des pistes de transhumance, à effectuer des vaccinations et à se munir de cartes de transhumance interne et externe. Au Sahel, on observe de plus en plus un déplacement suivi d’installation (sans retour) des troupeaux vers des zones à isohyète plus arrosées sans retour sur leur lieu d’origine.

La bourgouculture

Bourgou est un terme français qui vient du fulfulde burgu. Localement au Sahel burkinabè, il regroupe couramment quatre espèces de graminées vivaces. Au Sahel burkinabè, seul le vrai bourgou (Echinochloa stagnina) et Vossia cuspidata fait l’objet de régénération. La bourgouculture est une technique qui consiste à la réinstallation ou la régénération du Bourgou dans les mares.

La bourgouculture exige la mise en œuvre d’un itinéraire technique complet comprenant deux étapes (i) les options techniques et (ii) les mesures d’accompagnement.

-                 (i) les options techniques concernent le choix du type du mode d’installation qui peut être la création de pépinière ou délimitation de sites localisés pour la production et la conservation de stolon et des semences de Bourgou, le repiquage et les ensemencements annuels du Bourgou à partir des stolons ou des semences.

(ii) les mesures d’accompagnement qui consistent à effectuer le surcreusement ou le récurage très léger des stations dégradées, effectuer des travaux de labour des sites retenus avant les travaux de repiquage ou d’ensemencement pour accroître les chances de succès. Ces travaux sont d’autant nécessaires qu’une bonne partie des sols des mares est assez dégradés

L’embouche

C’est l’intensification de la production animale (embouche) associée à la collecte du fumier d’étable des animaux. Ce fumier peut être utilisé en l’état ou dans le procédé de compostage. Les animaux en embouche sont tabulés en permanence où toute l’alimentation est apportée et le fumier collecté et traité.